De l'art contemporain...
Ou comment se masturber le cerveau quand on est incapable de s'en servir intelligemment. L'art depuis les années 60 est embourbé dans son paradigme conceptuel misérable qui tend à s'auto-parodier avec le plus grand sérieux. Plus question de hasard, de simplicité, d'évidence ou d'absurdité. Tout est pensé, prémédité, puis vendu, offert comme possibilité de 'liberté artistique' sous la chaude protection des galleries et musées, eux-mêmes régis par les lois du système. L'Art comme soupape alternative au vide existentiel (à l'instar du porno ou du divertissement populaire) a lui-aussi été ingéré par la machine contemporaine ; on parle à présent de 'processus de travail', de réflexion poussée, de politique. On met des phrases en franglais (so trendy), des images complexes ou ambiguës (pour s'opposer aux poncifs publicitaires, quelle rebellion !) et on n'oublie pas de commencer chaque reflexion par "Dans notre civilisation peuplée d'images... etc" pour nous offrir une alternative faussement libérée et ouvertement esclave de son propre propos.
Ou comment se masturber le cerveau quand on est incapable de s'en servir intelligemment. L'art depuis les années 60 est embourbé dans son paradigme conceptuel misérable qui tend à s'auto-parodier avec le plus grand sérieux. Plus question de hasard, de simplicité, d'évidence ou d'absurdité. Tout est pensé, prémédité, puis vendu, offert comme possibilité de 'liberté artistique' sous la chaude protection des galleries et musées, eux-mêmes régis par les lois du système. L'Art comme soupape alternative au vide existentiel (à l'instar du porno ou du divertissement populaire) a lui-aussi été ingéré par la machine contemporaine ; on parle à présent de 'processus de travail', de réflexion poussée, de politique. On met des phrases en franglais (so trendy), des images complexes ou ambiguës (pour s'opposer aux poncifs publicitaires, quelle rebellion !) et on n'oublie pas de commencer chaque reflexion par "Dans notre civilisation peuplée d'images... etc" pour nous offrir une alternative faussement libérée et ouvertement esclave de son propre propos.

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